Centre de Vulgarisation de la Connaissance

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Les jeudis de la recherche

* couverture plaquette jeudi de la recherche 2006-2007 Depuis 2004, le CVC, en partenariat avec la faculté des sciences d’Orsay, le campus CNRS de Gif et la mairie de Gif-sur-Yvette, organise, pour le grand public, des visites de laboratoire et des rencontres avec des chercheurs sur des sujets de recherche actuels (le jeudi à 18h dans des laboratoires des campus d’Orsay et de Gif).


Nombre de places limité.
Inscription gratuite obligatoire auprès du service culturel de la mairie de Gif :

tél : 01 70 56 52 60
courriel : culturel@mairie-gif.fr

Saison 2016-2017

3 nov : Franck Fortuna
Accélérateurs et faisceaux d’ions de basse énergie : quelle physique, quelles applications ?

Centre de Sciences Nucléaires et de Sciences de la Matière
Bât 108
Faculté des sciences, Orsay

De l’étude du vieillissement des panneaux solaires des satellites à la synthèse de composants optoélectroniques, en passant par la simulation du vieillissement des aciers constituant les centrales nucléaires, les interactions ions-matière gouvernent nombre de procédés donnant lieu à des applications insoupçonnées. Au cours de cette visite au Centre de Sciences Nucléaires et de Sciences de la Matière, nous découvrirons les outils qui nous permettent de mettre en œuvre ces interactions, d’en étudier les effets à l’échelle de l’atome, puis de les utiliser pour créer de nouveaux matériaux, simuler leur vieillissement, ou encore structurer les surfaces à l’échelle nanométrique.

1er déc : Nicolas Pollet
L’univers microbien des grenouilles

Laboratoire Evolution Génomes Comportement Ecologie
Campus CNRS de Gif
Rendez-vous à la barrière

Les microorganismes dominent l’environnement et certains d’entre eux vivent sur et en nous-mêmes, ainsi que sur et chez les animaux. Ces microorganismes peuvent partager une relation bénéfique avec leur hôte, ou agir comme parasites et provoquer des pathologies.
Comme les amphibiens ont évolué tant sur terre que dans l’eau, ils sont en interaction avec une multitude de microorganismes. Au laboratoire, nous étudions le monde microbien vivant avec des grenouilles, leurs interactions et leur importance génétique et physiologique. Nous avons observé des ressemblances frappantes entre le microbiome des intestins de xénopes et ceux des mammifères.

5 jan : Frédéric Baudin
SOHO et CoRoT, deux satellites d’observation du Soleil et des étoiles.

Institut d’Astrophysique Spatiale
Bât 121
Faculté des sciences, Orsay

Les étoiles sont les briques de l’univers visible. Elles sont aussi au centre des systèmes qui abritent les planètes. Comprendre les étoiles est donc particulièrement important. Cela l’est d’autant plus pour notre Soleil dont les « crises de mauvaise humeur » peuvent avoir des conséquences sur notre vie quotidienne.
A l’IAS nous étudions les étoiles en général et le Soleil en particulier en construisant et utilisant des instruments à bord de missions spatiales. Ces instruments seront passés en revue rapidement puis leurs résultats en termes de physique seront plus détaillés. Pour finir de manière concrète, une visite sera organisée à la « Station d’étalonnage » où nos instruments sont testés.

2 fév : Ariane Deniset-Besseau et Gael Latour*
Cartographier la dégradation des parchemins anciens à l’échelle microscopique sans contact, ni prélèvement

*Laboratoire d’Optique et Biosciences (Polytechnique)
Laboratoire de Chimie Physique (Faculté des sciences, Orsay)
Bât 350
Faculté des sciences, Orsay

Au Moyen-âge, le parchemin, peau animale traitée puis séchée sous tension, était principalement utilisé comme support d’écriture pour les manuscrits. Ce matériau, sensible à la pollution, à l’eau et à la chaleur, se dégrade jusqu’à un stade ultime, où il se rétracte et devient translucide et cassant. L’enjeu est donc aujourd’hui de développer des approches non invasives et non destructives capables de fournir un diagnostic précis de l’état de conservation du parchemin. Ce travail de recherche est centré sur la caractérisation du principal constituant de la peau, le collagène. Une étude morphologique à l’échelle du micromètre a ainsi été couplée à une étude chimique à l’échelle du nanomètre.

16 mars : Denis Faure
La communication entre les plantes et les bactéries

Institut de Biologie Intégrative de la Cellule
Campus CNRS de Gif
Rendez-vous à la barrière

Plantes et bactéries vivent en étroite interaction. Ces interactions peuvent être bénéfiques ou néfastes au développement des plantes, avec des conséquences importantes pour les cultures végétales d’intérêt agronomique. Notre équipe de recherche étudie les signaux chimiques qui sont échangés entre plantes et bactéries, et entre les bactéries qui colonisent les plantes, et quels rôles ont ces signaux dans l’émergence de maladies chez les plantes. Dans le cadre d’un partenariat public-privé, nous proposons d’utiliser ces connaissances fondamentales à la protection des cultures végétales.

27 avril : Gaëlle Vincent
Fontainebleau : Hêtre ou dispar-hêtre ? Une histoire de dépérissement forestier.

Laboratoire Ecologie Systématique et Evolution
Bât 362
Faculté des sciences, Orsay

Les peintres de Barbizon sont venus installer leurs chevalets en forêt de Fontainebleau pour les chaos rocheux, les pins à la silhouette écorchée, les hêtraies majestueuses. Ces paysages sont-ils immuables ? Rien n’est moins sûr... Avec le climat qui change, les espèces végétales risquent de se déplacer. D’ailleurs, certains signes montrent que le hêtre est menacé ; des arbres dépérissent déjà. Nous tentons de comprendre les mécanismes liés au dépérissement, et nous nous intéressons plus particulièrement au fonctionnement couplé de l’arbre et du sol. Les microorganismes du sol, véritables entremetteurs entre la matière organique et les racines, sont au centre des questions du moment.

Saison 2015-2016

Jeudi 5 novembre 2015, 18h
Les activités saisonnières sur Mars et leurs impacts sur la surface de la planète

Kelly Pasquon
GEOsciences Paris-Sud
Bât 509
Faculté des Sciences – Orsay

Comme la Terre, Mars est rythmée par des saisons. Depuis presque 10 ans, les images prises par la caméra HiRISE permettent d’observer des changements saisonniers de la surface de Mars. Des taches, des écoulements se dessinent chaque année sur les dunes et sur les bords des cratères. Quelle est l’origine de ces activités saisonnières ? C’est aujourd’hui encore un mystère. Certains de ces écoulements ressemblent aux traces laissées par de l’eau sur Terre, cependant l’eau liquide ne peut théoriquement pas exister sur Mars actuellement. Des études morphologiques (à partir des images) et expérimentales (écoulements en chambre froide) sont réalisées au laboratoire GEOPS pour tenter d’éclaircir l’origine de ces phénomènes saisonniers.

Jeudi 3 décembre 2015, 18h
Réinventer la mémoire de nos ordinateurs en s’inspirant du cerveau

Damien Querlioz
Institut d’Electronique Fondamentale
Bât 220
Faculté des Sciences – Orsay

Comment concevoir une mémoire informatique plus rapide et moins énergivore ? En s’inspirant directement du cerveau. En décryptant les mécanismes physiques impliqués dans des mémoires informatiques magnétiques de nouvelle génération, nous avons réalisé que de tels mécanismes pouvaient être utilisés comme les « synapses » d’un nouveau type de système, neuro-inspiré, capable d’apprendre comment stocker et restituer des informations. Lors de la visite, nous regarderons des exemples de mise en oeuvre de tels systèmes, et réfléchirons sur les différences entre mémoire informatique, mémoire dans le cerveau et mémoire informatique neuroinspirée.

Jeudi 7 janvier 2016, 18h
La conservation de l’abeille noire, notre voisine

Lionel Garnery
Laboratoire Evolution, Génomes, Comportement et Ecologie
Campus CNRS - Gif sur Yvette
Rendez-vous à la barrière d’entrée du campus

L’abeille domestique possède une histoire évolutive riche d’un million d’années. Passée à travers les glaciations du quaternaire, elle a réussi à s’adapter à de nombreux milieux. Notre équipe cherche à mieux comprendre les mécanismes de son adaptation par des approches de suivis éco-éthologiques et de la diversité génétique de ses populations. Ces études ont pour objectif de déterminer les risques et les conséquences des changements globaux (climat, pollution, destruction des habitats, pratiques apicoles) sur la structure génétique de cette espèce et ont comme application la mise en place d’une apiculture durable.

Jeudi 4 février 2016, 18h
Chimiothèques : comment recycler des composés oubliés pour en faire des médicaments ?

Florence Mahuteau-Betzer
Institut Curie
Bât 110
Faculté des Sciences – Orsay

Les chimistes conçoivent et préparent de nouvelles molécules soit pour une application (nouveaux matériaux, médicaments,…) soit pour découvrir de nouvelles réactions chimiques. Une fois les molécules étudiées, celles-ci « dorment » dans les laboratoires. Depuis quelques années, des laboratoires académiques collectent ces trésors enfouis pour les tester sur de nouvelles cibles biologiques. En effet, les progrès de la miniaturisation permettent de tester de grandes collections. Les molécules qui montrent une activité significative sont appelées « touches ». Les chimistes peuvent ensuite améliorer l’activité biologique de ces touches en préparant des molécules analogues.

Jeudi 17 mars, 18h
Nouvelles voies thérapeutiques pour les maladies dégénératives de la rétine

Jérôme Roger et Muriel Perron
Centre de Recherche Thérapeutique en Ophtalmologie
Neuro-PSI
Bât 445
Faculté des Sciences – Orsay

L’œil est une fenêtre sur le monde qui nous entoure. La rétine, qui tapisse le fond de l’œil, contient des photorécepteurs qui ont pour rôle de capter la lumière, de la transformer en signal électrique, signal décodé ensuite par le cerveau pour former une image. Une cause majeure de cécité dans de nombreuses maladies rétiniennes est la mort des photorécepteurs. Au sein du laboratoire, deux axes majeurs de recherche sont développés pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques : la thérapie cellulaire régénérative, qui consiste à remplacer les photorécepteurs dégénérés et la neuroprotection qui vise à empêcher la mort des photorécepteurs.

Jeudi 14 avril, 18h
La biodiversité microbienne et la planète Terre

Purificacion Lopez-Garcia
Laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution
Bât 360
Faculté des Sciences – Orsay

Quand notre regard se porte sur les écosystèmes terrestres, de la forêt amazonienne aux grandes steppes, des prairies aux océans, nous sommes éblouis par la diversité des plantes et des animaux. Toutefois, cette biodiversité est infime comparée à celle des êtres microscopiques, comme les bactéries, leurs cousines les archées ou encore celle des eucaryotes microbiens ou protistes. De l’invention des premiers microscopes jusqu’au développement des techniques moléculaires les plus modernes, nous explorerons l’histoire de leur découverte et leur incroyable diversité. Nous verrons comment les microorganismes gouvernent le monde et ont façonné la planète et son atmosphère, apprenant à s’adapter aux environnements les plus extrêmes, comment ils ont été des acteurs clé dans l’évolution de la vie sur Terre, et combien nous en dépendons.

Saison 2014-2015

jeudi 6 novembre 2014, 18h
Comment naissent et grandissent les vagues sous l’effet du vent

Anna Paquier
Laboratoire Fluides, Automatique et Systèmes Thermiques , bât 502
Faculté des sciences d’Orsay

Que ce soit à la surface d’une flaque, d’un lac ou sur la mer, dès qu’il y a du vent, il y a des vagues ! À l’heure de la récupération de l’énergie des vagues et des modèles météorologiques de pointe, les motivations sont grandes pour connaitre précisément les échanges d’énergie entre océan et atmosphère sous forme de vagues. Pourtant, après près d’un siècle de travaux de recherche, certaines réponses échappent toujours aux scientifiques. Grâce à un système de visualisation hautement précis, nous pouvons observer des déformations de la surface de seulement quelques microns et aller explorer les toutes premières vagues invisibles à l’œil nu.

jeudi 4 décembre 2014, 18h
La magie des ultrasons en chimie : sonochimie et sonoluminescence

Marie Simonnet
Institut de Physique Nucléaire d’Orsay , bât 100
Faculté des sciences d’Orsay

Les ultrasons peuvent avoir différentes applications en fonction de leur intensité et de leur fréquence. Certaines applications bien connues, comme le sonar et le diagnostic médical, utilisent une faible intensité pour ne pas modifier ou endommager le milieu de propagation. Plus récemment, de nombreuses études se sont intéressées aux interactions entre les ultrasons de puissance et la matière. Le phénomène de cavitation ultrasonore, à l’origine de la sonochimie, a alors été mis en évidence. Nous verrons par la suite des exemples actuels d’utilisation des ultrasons de puissance pour l’amélioration de procédés industriels, par exemple pour l’alimentaire, le médical et le nucléaire.

REPORTE au 22 janvier
jeudi 15 janvier 2015, 18h
Parkinson, Alzheimer : une histoire de protéines ?

Luc Bousset
Laboratoire d’Enzymologie et Biochimie Structurales
Campus CNRS de Gif sur Yvette , RDV à la barrière du campus

L’accumulation de protéines, couramment appelées « dépôts amyloïdes », est l’un des principaux marqueurs moléculaires des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Ces dépôts sont composés de protéines naturelles capables d’avoir deux visages : un premier non pathogène, où elles assurent leur fonction cellulaire naturelle, et un second visage où elles acquièrent une capacité de nuisance. L’origine du basculement d’une forme à l’autre est encore inconnue. Notre équipe cherche à comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine de ce basculement et à quel moment de la maladie il intervient, dans le but de le prévenir ou le retarder.

jeudi 5 février 2015, 18h
L’histoire de l’Univers racontée par la mission spatiale Planck

François Couchot
Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire
Faculté des sciences d’Orsay, bât 200

Les résultats récents de la mission spatiale PLANCK qui observe le ciel dans les micro-ondes permettent de remonter le temps jusqu’au début du Big Bang. On exposera les arguments qui permettent ce fabuleux saut en arrière en montrant comment ces observations relient de nombreux phénomènes apparaissant tout au long de l’histoire de l’Univers.
On fera le lien avec la physique de l’infiniment petit étudiée auprès des accélérateurs de particules, qui sera ensuite illustrée par la visite du musée Sciences-ACO (construit autour d’ACO, instrument pionnier dans l’étude des collisions de particules).

Site du LAL

jeudi 5 mars 2015, 18h
Des lasers ultra-brefs pour sonder les molécules : de l’électronique moléculaire à l’adhésion bactérienne

Aimeric Ouvrard
Institut des Sciences Moléculaires d’Orsay, bât 350
Faculté des sciences d’Orsay

2015, déclarée "année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière", nous rappelle l’importance prise par les lasers pour notre société dans le transfert d’informations, la médecine, la métrologie, l’usinage, l’art... En parallèle dans les laboratoires ces outils se sont perfectionnés. A l’ISMO, nous disposons de lasers permettant de sonder la matière sur une large gamme spectrale avec pour certains une durée impulsionnelle inférieure au millionième de milliardième de seconde (femtoseconde). Une telle brièveté permet d’étudier les mécanismes ultra-rapides ayant lieu au sein même des molécules pour développer les matériaux de demain dans l’électronique, l’énergie, la santé ou l’alimentaire.

jeudi 9 avril 2015, 18h
Le monde mystérieux des grains de pollen

Béatrice Albert et Sophie Nadot
Laboratoire Ecologie Systématique et Evolution, bât 360
Faculté des sciences d’Orsay

La diversité morphologique des pollens est importante. Néanmoins, deux morphologies sont très majoritaires parmi les plantes à fleurs. Quelles en sont les raisons ? Des contraintes particulières au moment de la formation des pollens ? Une meilleure adaptation de certaines formes de pollen à l’environnement et à la reproduction future de la plante ? A travers des observations au microscope cette diversité sera présentée et, des pistes de recherches seront exposées.

Saison 2013-2014

jeudi 7 novembre 2013, 18h
La recherche du boson de Higgs au LHC

Nikola Makovec
Laboratoire de l’accélérateur linéaire et Sciences Aco
Bât 200, Faculté des sciences d’Orsay

Le Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire est à la pointe de la recherche en « physique des deux infinis » depuis plus de cinquante ans. La visite 2013 porte plus particulièrement sur « l’infiniment petit », c’est-à-dire l’étude des constituants les plus élémentaires de la matière et des interactions qui les gouvernent. Après une conférence sur la recherche du fameux boson de Higgs au CERN sur le grand collisionneur LHC, les visiteurs pourront découvrir l’Anneau de Collisions d’Orsay, un « grand oncle » du LHC qui a fonctionné sur le campus d’Orsay jusqu’à la fin des années 1980 avant d’être aujourd’hui inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

voir les diaporamas sur le site du LAL

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jeudi 5 décembre 2013, 18h
Ecouter les animaux

Hélène Courvoisier
Centre de Neurosciences Paris-Sud
bât 446, Faculté des sciences d’Orsay

Les cerfs brament, les brebis bêlent, les cigales stridulent, les grenouilles coassent, les baleines chantent, les fauvettes zinzinulent… Dans ce grand orchestre animal, que se racontent vraiment les animaux ? Grâce à des enregistrements et des expériences en milieu naturel, la bioacoustique permet d’entrevoir et de décoder la variété et la complexité des messages échangés. Cela permet de mieux comprendre la régulation du comportement des animaux mais aussi la biodiversité qui nous entoure.

jeudi 9 janvier 2014, 18h
La vie en société chez les mouches drosophiles

Fréderic Méry
Laboratoire Evolution, Génômes et Spéciation
Campus CNRS de Gif sur Yvette

Que l’on soit misanthrope ou philanthrope, chaque jour nous interagissons avec de nombreuses personnes. Ces interactions permettent l’échange de biens ou d’information et ont un fort impact sur notre développement et notre comportement. Comprendre comment le comportement de chaque individu d’un groupe en affecte la dynamique et la structure a toujours été une question centrale en Écologie et Biologie Évolutive. En utilisant la mouche du vinaigre, ou drosophile, comme modèle biologique, nous cherchons à comprendre quels sont les facteurs environnementaux et génétiques qui affectent les interactions sociales entre les individus et comment des modifications de ces interactions impactent la structure du groupe et le transfert d’information.

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jeudi 6 février 2014, 18h
Les microorganismes, ressource illimitée pour les médicaments de demain

Jamal-eddine Ouazzani Chahdi
Usine Pilote de l’Institut de Chimie des Substances Naturelles
Bât 29
Campus CNRS de Gif sur Yvette

Les microorganismes, bactéries et champignons filamenteux, sont connus du grand public surtout pour leur caractère pathogène. Cependant ces microorganismes, chimistes inimitables, produisent des molécules d’une grande richesse structurale et porteuses d’activités biologiques utiles pour l’homme (antibiotiques, anticancéreux…). A ce jour, moins de 1% des microorganismes ont été étudiés et les progrès de la génétique ouvrent des perspectives illimitées aux chercheurs pour découvrir les médicaments de demain. L’Unité Pilote de l’ICSN est un laboratoire unique au CNRS, rénové entièrement en 2010, il dispose d’instruments de taille industrielle dédiés à la découverte de médicaments d’origine microbienne.

jeudi 6 mars 2014, 18h
Voyage dans l’espace réciproque : les atomes et la cristallographie

Pascale Launois
Laboratoire de Physique des Solides
Bât 510, Faculté des sciences d’Orsay

Les propriétés des matériaux qui nous entourent – minéraux, métaux, polymères ou encore matière biologique – sont directement liées à l’arrangement des atomes entre eux. La cristallographie moderne, c’est l’étude des relations entre structure atomique et fonction. La cristallographie a joué et jouera un rôle clé pour répondre aux défis qui se posent à nous dans les domaines de la santé, de l’énergie ou des matériaux… 2014 est l’Année Internationale de la Cristallographie !
Vous ferez un voyage dans le temps, de l’antiquité à nos jours, et dans l’espace réciproque, dans lequel les cristallographes travaillent, pour comprendre comment s’organisent les atomes…

voir le diaporama sur le site national de l’Année Internationale de la CRistallographie

jeudi 3 avril 2014, 18h
Un, deux, trois, soleil ? Enjeux et espoirs du photovoltaïque

Jean-Paul Kleider, Marie Gueunier-Farret et Anne Migan-Dubois
Laboratoire de Génie Electrique de Paris
SUPELEC (Gif sur Yvette)
11, rue Joliot Curie, Plateau de Moulon

La recherche et la maîtrise d’énergies renouvelables, fiables, et présentant un minimum de risques doit figurer au premier rang de nos préoccupations afin de garantir une bonne qualité de vie aux générations futures. Le soleil constitue de ce point de vue une source de choix, alors pourquoi ne pas mieux et davantage l’utiliser ?
Au LGEP, nous nous intéressons à la conversion directe de l’énergie solaire en énergie électrique, appelée photovoltaïque. Nous décrirons ses potentiels, donnerons un aperçu du marché et de son évolution, des pistes suivies au niveau de la recherche, et présenterons un ensemble d’installations dédiées à la caractérisation de matériaux, cellules et panneaux.

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Saison 2012-2013

Jeudi 15 novembre 2012 : Construction simplifiée d’un monde énergétique en 2050
Sylvain David
Institut de Physique Nucléaire
bât 102, Faculté des sciences d’Orsay

L’énergie est un enjeu majeur du 21ème siècle : le monde continue de consommer de plus en plus d’énergie, les ressources en combustibles fossiles sont limitées, et nos émissions de gaz à effet de serre risquent de mener à un dérèglement majeur du climat au cours du siècle à venir.
Nous présenterons les grandes lignes du défi énergétique et une construction simplifiée et transparente de ce que pourrait être un monde énergétique en 2050, répondant à des hypothèses claires, tout en prenant en compte les hétérogénéités des consommations. Les résultats seront ainsi discutables par tous et permettront d’alimenter le débat sur l’avenir énergétique.

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Jeudi 6 décembre 2012  : Les activités sportives : un domaine complexe et riche en innovations.
Manh-Cuong Do
Laboratoire CIAMS (Complexité, Innovations, Activités motrices et sportives),
Bât 335, Campus Scientifique d’Orsay.

Si la réalisation de certains gestes usuels, saisir un objet ou faire un pas en avant, semble facile, la mise en place de tels gestes, en termes de programmation motrice, est complexe. Cette complexité, qui augmente avec le geste sportif, tient aux nombreuses interactions ou influences qui interviennent dans l’élaboration du programme moteur : les structures nerveuses où sont intégrées les informations sensorielles et où s’organise la coordination de la commande des nombreux muscles sollicités, les facteurs psychologiques, les facteurs culturels/sociologiques, diverses contraintes (âge, genre, pathologie, biomécanique, environnement …). La multidisciplinarité est alors source d’innovation pour la recherche fondamentale et appliquée et de développements technologiques.

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jeudi 17 janvier 2013  : Favoriser la croissance des plantes grâce à des bactéries.
Peter Mergaert
Institut des Sciences du Végétal (CNRS Gif)

En milieu naturel ou agricole, la croissance des plantes est souvent limitée par la disponibilité en azote, un nutriment essentiel. Pour s’affranchir de cette limitation, des engrais azotés sont utilisés sur les cultures : coûteux et générateurs d’importantes pollutions, leur utilisation soulève des problèmes économiques et environnementaux. Certaines plantes de la famille des légumineuses (le haricot, le pois, le trèfle ou encore le soja) s’associent avec des bactéries pour pallier les carences en azote des sols sur lesquels elles se développent. Nous découvrirons comment, grâce à cette symbiose, les plantes reçoivent des bactéries qu’elles abritent l’azote dont elles ont besoin.

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jeudi 14 février 2013  : De nouvelles images de la matière à l’échelle sub-atomique grâce au "microscope à atomes"
Hocine Kemliche
Institut des Sciences Moléculaires d’Orsay
bât 351, Faculté des sciences d’Orsay

La démarche naturelle pour mieux comprendre le monde qui nous entoure a toujours été de l’observer visuellement. Au fur et à mesure de l’avancée des connaissances, il a fallu inventer des outils permettant de voir des objets de plus en plus petits. De nos jours, le microscope optique ne suffisant plus, des méthodes moins directes ont été développées nous permettant de « voir » à l’échelle des atomes. A ces dimensions de l’ordre du nanomètre (1 milliardième de mètre), les objets sont gouvernés par la mécanique quantique. Nous verrons comment, en utilisant des faisceaux d’atomes et en exploitant leur caractère « quantique », nous pouvons scruter la matière à l’échelle sub-atomique.

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Jeudi 21 mars 2013 : Les batteries Lithium-ion : vers un stockage efficace de l’énergie
Sylvain Franger
Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux
bât 410, Faculté des sciences d’Orsay

La prise de conscience progressive des risques de changement climatique et des conditions nécessaires à un développement durable de la planète ouvre incontestablement la voie aux nouvelles technologies de l’énergie. Par ailleurs, le stockage de l’électricité a toujours été le point faible de la filière énergétique. Le problème se pose de façon cruciale pour les applications mobiles mais pas seulement. Le stockage des énergies intermittentes (éolienne, solaire…), qui passe souvent par celui de l’électricité produite, constitue un point clé pour l’essor de ces énergies renouvelables. Les batteries au lithium sont aujourd’hui les systèmes de stockage les plus utilisés mais aussi les plus prometteurs.

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jeudi 18 avril 2013  : Lire l’ADN des plantes pour améliorer les variétés cultivées.
Matthieu Falque, Christine Dillmann et Maud Tenaillon
Unité de Génétique Végétale
INRA Le Moulon

Agriculteurs et chercheurs travaillent ensemble à améliorer les variétés cultivées : résistance aux maladies et aux nuisibles, gestion des intrants, production et résistance à la sécheresse. Notre unité travaille particulièrement sur les céréales les plus communément cultivées en Ile-de-France : le blé et le maïs. Nous découvrirons les types de variétés cultivées, la filière des semences et le progrès génétique que l’amélioration variétale a apporté depuis un siècle. Il vous sera ensuite présenté une approche de Sélection Assistée par Marqueurs pour améliorer la résistance du maïs à la sécheresse, ainsi que les méthodes de marquage moléculaire utilisées pour analyser l’ADN des plantes.

Saison 2011-2012

  • Jeudi 10 novembre 2011
    Denis Merlet
    Un outil remarquable pour connaitre la forme des molécules : la Résonance Magnétique Nucléaire.
    Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay (ICMMO), bât 410
    Campus de la faculté des sciences d’Orsay

Pour comprendre les propriétés chimiques et l’activité biologique d’un composé, il est essentiel d’en connaître la structure, c’est-à-dire la disposition des atomes dans l’espace. La Résonance Magnétique Nucléaire (RMN) est une technique expérimentale basée sur l’utilisation d’un champ magnétique intense, que les visiteurs découvriront. Cependant la RMN « classique », utilisant des solvants liquides, ne permet pas de déterminer la structure de tous les composés. Afin de repousser ces limites, on peut utiliser les cristaux liquides, qui sont un état de la matière intermédiaire entre le solide et le liquide. Cette méthode permet par exemple d’étudier des différences subtiles entre deux formes d’un possible médicament.

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  • Jeudi 8 décembre 2011
    Yves Dessaux
    La rhizosphère : un "nouveau continent à explorer" à l’interface entre sol, racines et micro-organismes.
    Institut des Sciences du Végétal
    Campus CNRS de Gif sur Yvette

Il y a 500 ans environ, Léonard de Vinci disait " nous connaissons mieux la mécanique des corps célestes que le fonctionnement du sol sous nos pieds". Bien que la science ait considérablement progressé depuis la Renaissance, cette assertion conserve une part de vérité. Le but de la rencontre sera de présenter quelques éléments relatifs à la biodiversité microbienne des sols : quels sont les micro-organismes qui s’y trouvent, quels rôles jouent-ils, qui sont les « bons » et les « méchants », et comment cette diversité peut être affectée, ou mise à profit, par ou pour les activités humaines.

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  • Jeudi 12 janvier 2012
    Alessandra Benuzzi-Mounaix
    Les lasers de puissance : de la fusion nucléaire pour l’énergie à la planétologie.
    Laboratoire pour l’Utilisation des Lasers Intenses
    Campus de Polytechnique

L’intensité d’éclairement extrêmement élevée d’un laser de puissance en fait un outil privilégié pour diverses applications. Depuis les années 60, on cherche à générer de l’énergie thermonucléaire en transférant efficacement l’énergie du rayonnement laser à un mélange de deutérium et de tritium pour le chauffer et le comprimer. Si les physiciens y parviennent, cela constituera un grand espoir pour une nouvelle source d’énergie. Plus récemment, on exploite ces lasers pour créer et étudier en laboratoire les caractéristiques de la matière très dense. Cette matière intéresse en particulier les planétologues car elle ressemble fortement à la matière existante à l’intérieur des planètes.

  • Jeudi 9 février 2012
    Romain Briandet, Marie-Pierre Fontaine-Aupart et Karine Steenkeste
    Voyage au centre d’un biofilm : de sa structure aux maladies nosocomiales.
    Centre de Photonique Biomédicale, bât 106
    Campus de la faculté des sciences d’Orsay

Du fond des mers et des rivières à la surface des yeux, des canalisations d’eau aux cathéters, des tapis de fabrications alimentaires aux prothèses médicales, les biofilms sont omniprésents pour le meilleur et pour le pire : ils assurent un rôle capital dans la constitution et le fonctionnement de la quasi totalité des écosystèmes, du cycle du carbone, de l’eau… mais ils représentent parfois une menace pour la santé humaine car ils constituent des "réservoirs" infectieux pour les microorganismes pathogènes à l’origine de 60 % des infections nosocomiales ! Comment les observer, comment les étudier ? C’est ce que les visiteurs découvriront.

  • Jeudi 15 mars 2012
    Frédéric Moisy
    Des "manèges" pour simuler l’atmosphère et les océans en laboratoire.
    Laboratoire Fluides, Automatique et Systèmes Thermiques, bât 502
    Campus de la faculté des sciences d’Orsay

Les écoulements des fluides de l’atmosphère (air) ou des océans (eau) jouent un rôle majeur en météorologie et dans l’évolution du climat à long terme. Les grandes circulations océaniques, par exemple, règlent le transport de chaleur ou de nutriments, mais aussi de la pollution, à l’échelle de la planète. Ces écoulements sont très délicats à décrire, car ils font intervenir des échelles spatiales et temporelles très différentes. Des expériences, montées sur des manèges, permettent de "simuler" de tels écoulements en laboratoire et de reproduire, pour mieux les comprendre, les grandes structures observées dans l’atmosphère ou les océans, comme les cyclones et anticyclones, les marées internes...

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  • Jeudi 12 avril
    Christine Pourcel
    Les bactéries pathogènes : épidémiologie et thérapie par les bactériophages.
    Institut de Génétique et Microbiologie, bât 400
    Campus de la faculté des sciences d’Orsay

Parmi les milliers d’espèces bactériennes qui nous entourent, seules quelques unes semblent capables de causer des maladies chez l’homme. Grâce à des techniques semblables à celles que l’on utilise pour faire les empreintes génétiques humaines (recherche de paternité, enquête criminelle), notre équipe peut par exemple rechercher la source d’une épidémie de Légionellose ou vérifier si un traitement par les antibiotiques a bien permis d’éliminer une souche bactérienne particulière.
Nous étudions également les bactériophages, virus capables d’attaquer et de tuer des bactéries, et qui pourraient constituer un traitement des maladies infectieuses.

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Saison 2010-2011

  • Jeudi 4 novembre 2010
    Mireille Bétermier
    Que peut nous apprendre la paramécie sur la biologie des génomes ?

    Centre de Génétique Moléculaire
    CNRS Gif sur Yvette
    Rendez-vous à la barrière à l’entrée du campus

Le bon fonctionnement d’un organisme vivant dépend en grande partie de l’information génétique portée par les chromosomes et transmise à la descendance lors de la reproduction sexuée. Le génome peut cependant subir des remaniements, accidentels ou programmés, et certains, s’ils sont mal réparés, peuvent entraîner l’apparition d’anomalies génétiques, de cancers ou provoquer la mort de la cellule.
Comment est assurée la stabilité de l’information génétique ? La paramécie nous apporte des réponses sur les mécanismes impliqués dans le contrôle des remaniements du génome. La visite du laboratoire permettra d’observer ces microorganismes unicellulaires et de mieux comprendre leurs propriétés originales.

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  • Jeudi 25 novembre 2010
    Emmanuel Pietriga
    WILD, un mur d’images interactif au service des scientifiques

    Laboratoire de recherche en informatique
    Bât 490
    Faculté des sciences d’Orsay

Les scientifiques sont aujourd’hui confrontés à des masses de données considérables issues de leurs instruments et des grandes bases de données à leur disposition. La plateforme WILD est un environnement interactif multi-surfaces destiné à explorer de nouvelles techniques pour visualiser et manipuler ces données complexes et pour mieux comprendre comment les êtres humains peuvent faire face à ce déluge d’information. Composée d’un mur d’écrans très haute résolution, de surfaces tactiles et d’un système de suivi de gestes en temps réel, la plateforme permet aux scientifiques de différentes disciplines d’analyser ces grandes quantités de données de manière collaborative.

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  • Jeudi 13 janvier 2011
    Hynd Rémita
    Les applications environnementales des nanoparticules
    Laboratoire de Chimie Physique
    Bât 350
    Faculté des sciences d’Orsay

De nouvelles solutions à certains problèmes environnementaux, notamment la pollution, peuvent être apportées par les nanoparticules, métalliques ou semiconductrices utilsées comme catalyseurs (catalyse et photocatalyse). On expliquera le principe des pots catalytiques, l’oxydation du monoxyde de carbone par les nanoparticules d’or ou encore la dégradation des polluants à la surface du dioxyde de titane sous l’action de la lumière. Démonstrations à l’appui.

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  • Jeudi 10 février 2011
    Elisabeth Dufour-Gergam
    Les nanosciences : une réalité dans notre vie
    Institut d’Electronique Fondamentale
    Bât 220
    Faculté des sciences d’Orsay

Les nanotechnologies sont maintenant au coeur de notre vie quotidienne mais que savons nous des propriétés extraordinaires de la matière à ces dimensions ultimes ? Comment fait-on pour maîtriser les techniques de fabrication d’objets objets près de 10000 fois plus petits que le diamètre d’un cheveu ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir en visitant les salles blanches (salles entièrement dépoussiérées, les poussières étant plus grosses que les objets à élaborer) de la Centrale de Technologie Minerve située à l’Institut d’Electronique Fondamentale et en participant à des ateliers où vous pourrez fabriquer vous-même des objets de taille nanométrique.

  • Jeudi 31 mars 2011
    Cécile Bouton
    Une arme des cellules immunitaires contre les bactéries.
    Institut de Chimie des Substances Naturelles
    CNRS Gif sur Yvette
    Rendez-vous à la barrière à l’entrée du campus

Impliqués dans notre système de défense immunitaire, les macrophages agissent comme des cellules sentinelles capables de détecter l’arrivée d’un microbe dans notre corps. Aussitôt en contact, ils déclenchent l’alerte (via la réponse inflammatoire) et produisent de grandes quantités de molécules, comme les radicaux libres. Parmi eux, le monoxyde d’azote (NO), connu comme étant un gaz toxique, est, de manière surprenante, capable de nous protéger d’une invasion bactérienne… Nous retracerons sa découverte, l’une des plus étonnantes dans le domaine de la physiologie. Nous mesurerons au laboratoire la production de NO par les macrophages et verrons comment des molécules pharmacologiques peuvent la limiter.

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  • Jeudi 28 avril 2011
    Romuald Drot
    Des chimistes au service de l’énergie nucléaire
    Institut de Physique Nucléaire d’Orsay
    Bât 100
    Faculté des sciences d’Orsay

L’énergie nucléaire est la principale source d’électricité en France (80% de la production). Elle ne rejette que très peu de gaz carbonique dans l’environnement. Grâce à l’apport de la chimie, une partie importante du combustible nucléaire peut être recyclée après utilisation. Mais les déchets produits doivent être stockés pendant des milliers d’années, un défi pour le monde de la recherche qui doit imaginer des solutions innovantes pour rendre toujours plus sûrs les sites de stockage de ces déchets nucléaires. Vous découvrirez les réponses que les chimistes apportent à ces questions et les laboratoires un peu particuliers qu’ils utilisent.

Saison 2009-2010

  • 12 novembre 2009 : Elisabeth Michel, Laboratoire des Sciences du Climat et l’Environnement (campus CNRS - Gif sur Yvette)
    " Le climat : que connait-on ? Apport des sédiments marins."

Le climat a toujours attisé la curiosité des hommes mais désormais, ils ne font pas que le subir, ils le modifient. Que comprend-on aujourd’hui du système climatique terrestre ? Les archives climatiques (sédiments marins, continentaux, glace, arbres, coraux....) sont heureusement là pour nous montrer les variations du système climatique par le passé et nous aider à déterminer les mécanismes qui le régissent. Nous observerons des sédiments marins et discuterons des précieuses informations qu’ils nous livrent sur le système climatique terrestre, au travers des variations du Quaternaire.

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  • 3 décembre 2009 : Sophie Bezzenine, Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay (Faculté des Sciences, Orsay)
    "La chimie verte"

Un défi important proposé aux chimistes organiciens n’est plus seulement de préparer des molécules complexes à haute valeur ajoutée mais aussi de les synthétiser grâce à des procédés chimiques respectueux de l’environnement. Lors de la visite de l’équipe de Catalyse Moléculaire à l’Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay, vous découvrirez un domaine en plein essor : la catalyse asymétrique, qui permet la préparation efficace et économique de nombreux précurseurs de médicaments. De nouvelles techniques de synthèse « éco-compatibles » pour la préparation de molécules originales vous seront présentées.

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  • 14 janvier 2010 : François Costard, Laboratoire Interactions et Dynamique des Environnements de Surface (Faculté des Sciences, Orsay)
    "A la recherche de l’eau sur Mars"

À la lumière des toutes dernières images en provenance de Mars, nous retracerons l’histoire de cette planète en mettant en avant les grandes étapes de l’évolution hydrologique. Nous ferons le point des connaissances actuelles de la présence de l’eau et de la glace dans le sous-sol martien, de l’évolution climatique de cette planète et des prochaines missions vers la planète rouge.

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  • 11 février 2010 : Wiebke Drenckhan et Emmanuelle Rio, Laboratoire de Physique des Solides (Faculté des Sciences, Orsay)
    " Bulles et gouttes, la physique avec des matériaux mous"

Les mousses sont des matériaux mous de la vie courante : la bière, les bains moussants, la mousse au chocolat mais aussi les dispositifs anti-incendie, les mousses de décontamination… On ne sait pourtant pas très bien les contrôler : quel produit va le mieux mousser, lequel formera les bulles les plus stables ?
Pour pouvoir répondre à ces questions, les chercheurs fabriquent des films, des bulles et des mousses avec de nombreux produits différents, de manière très contrôlée. Vous découvrirez la manière dont ils procèdent et les résultats de ces recherches qui permettent de mieux comprendre la formation et la stabilité de ces matériaux surprenants !

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  • 11 mars 2010 : Didier Casane, Laboratoire Evolution, Génomes et Spéciation (campus CNRS - Gif sur Yvette)
    "Les familles de gènes : origines et rôles dans l’évolution"

Pour que l’information génétique contenue dans une cellule soit transmise dans son intégralité à chaque division cellulaire, il faut que l’ensemble des chromosomes soit reproduit en deux copies qui seront distribuées également dans les deux cellules filles. Parfois, des chromosomes ou des parties de chromosomes sont accidentellement dédoublés, ce qui augmente le nombre de copies de certains gènes. C’est ainsi que se créent des familles constituées de deux à plusieurs centaines de gènes. Que deviennent les membres d’une famille au cours de l’évolution ? C’est ce que nous verrons en nous intéressant à quelques familles, en particulier celles qui sont étudiées dans notre laboratoire.

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  • 8 avril 2010 : Luc Pastur, Laboratoire d’Informatique pour la Mécanique et les Sciences de l’Ingénieur (Faculté des Sciences, Orsay)
    "Le chaos en physique".

Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ?
Le fameux « effet papillon » est une illustration du concept de chaos : même si l’on connaît parfaitement les lois mathématiques qui régissent le comportement d’un système physique chaotique, la plus petite variation de l’état de départ peut provoquer de grandes divergences par la suite, de sorte que le système est, intrinsèquement, imprédictible. Le chaos peut se manifester dans de nombreux phénomènes à notre échelle, même dans les systèmes les plus simples tels que le pendule, comme nous le verrons. Les organismes vivants eux-mêmes pourraient-ils tirer profit du chaos pour mieux s’adapter à leur environnement ?

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Saison 2008-2009

  • Jeudi 4 décembre 2008, 18 h
    La levure du boulanger : une usine vivante pour étudier et produire des médicaments ?

Gilles Truan
Centre de Génétique Moléculaire, bât 23B (ICSN)
CNRS, Gif-sur-Yvette

L’Homme utilise la levure depuis des millénaires pour ses extraordinaires facultés de transformation des produits naturels, et plus particulièrement la fermentation. Cette petite cellule est devenue un microorganisme privilégié des biologistes et récemment un merveilleux outil pour les biotechnologies car son génome, petit lui aussi, se manipule et se transforme facilement. Un premier exemple expliquera comment des levures génétiquement modifiées simulent le fonctionnement du foie humain, siège de la dégradation des médicaments. Un second exemple montrera comment des améliorations du système-modèle précédent ont permis de mettre au point des voies de biosynthèse de médicaments qui peuvent désormais être produits par ces levures transformées.

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  • Jeudi 8 janvier 2009, 18 h
    Télémétrie laser pour l’aide au déplacement des non-voyants

René Farcy
Laboratoire Aimé Cotton, bât 505
Faculté des Sciences, Orsay

Quand une personne présente une déficience visuelle qui réduit son acuité à moins d’1/20, elle doit faire appel à la substitution sensorielle. C’est d’abord une réorganisation des facultés naturelles pour faire autrement certaines tâches. Au-delà, des outils appelés « Cannes Blanches Electroniques » viennent compléter la panoplie classique —canne blanche et chien guide. Ils permettent de percevoir l’environnement jusqu’à une quinzaine de mètres et d’en tirer les informations nécessaires pour avoir une démarche proche de celle d’un bien-voyant et éviter les dangers du mobilier urbain. Le Laboratoire Aimé Cotton développe ces dispositifs depuis plus de 10 ans, et leur diffusion rejoint actuellement en France celle du chien guide.

  • Jeudi 5 février 2009, 18 h
    Micrométéorites des neiges antarctiques

Elena Dobrica, Cécile Engrand
Centre de Spectrométrie Nucléaire et de Spectrométrie de Masse, bât 104
Faculté des Sciences, Orsay

Les micrométéorites sont des particules de poussières interplanétaires qui représentent actuellement l’essentiel de la matière extraterrestre qui tombe sur Terre. Le groupe d’Astrophysique du Solide au CSNSM collecte ces grains de poussières cosmiques dans les glaces et les neiges antarctiques depuis les années 1990. La collecte la plus récente a été effectuée en 2006 dans les neiges du plateau Antarctique à Dôme C, près de la station franco-italienne Concordia.
Ces poussières proviennent d’astéroïdes ou de comètes et constituent la mémoire de la formation du système solaire. Elles auraient également pu jouer un rôle dans la formation des océans et l’apparition de la vie sur Terre.

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  • Jeudi 12 mars 2009, 18 h
    Le contrôle de la taille des organismes, ou pourquoi et comment il y a des animaux petits et grands !

Franck Bourrat
Institut Alfred Fessard, bât 32-33
CNRS, Gif sur Yvette

Les formes de vie qui peuplent la Terre actuellement varient énormément en taille, les plus grosses étant plusieurs milliards de milliards de fois plus volumineuses que les plus petites. Et pourtant, toutes proviennent d’un ancêtre unique —et très petit— et toutes débutent leur vie par un stade très petit, l’oeuf. Comprendre pourquoi et comment les animaux (et les plantes) grandissent jusqu’à un certain point, comment et pourquoi certains sont microscopiques alors que d’autres sont gigantesques, est une question très actuelle et encore ouverte qui a des répercussions dans beaucoup de domaines de la biologie, de l’écologie, mais aussi de la santé humaine.

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  • Jeudi 2 avril, 18 h
    La chimie de l’atmosphère de Titan au laboratoire.

Stéphane Douin
Laboratoire de Photophysique Moléculaire, bât 210
Faculté des Sciences, Orsay

Titan, le plus gros satellite de la planète Saturne, est un astre qui passionne les astronomes — et plus encore depuis que la sonde Huygens s’y est posée en 2005. Ce satellite possède une atmosphère dense, constituée à plus de 98 % d’azote moléculaire et d’un peu moins de 2% de méthane, qui ressemblerait à celle de la Terre primitive.
Le méthane de Titan est décomposé par le rayonnement Ultra-Violet provenant du Soleil. Cette photodestruction, encore mal connue, constitue l’étape primordiale de la chaîne complexe de réactions chimiques régnant dans cette atmosphère. C’est cette première étape que nous essayons de comprendre au laboratoire par des expériences utilisant le rayonnement LASER.

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  • Jeudi 14 mai, 18 h
    Un cerveau en perpétuelle réorganisation

Cyrille Vaillend
Neurobiologie de la Mémoire, de l’Apprentissage et de la Communication, bât 446
Faculté des Sciences, Orsay

Apprendre, créer des souvenirs et les préserver, réagir aux changements de l’environnement sont des fonctions vitales qui reposent sur l’impressionnante adaptabilité du cerveau. Ce dernier œuvre en permanence pour réorganiser l’architecture de ses circuits de neurones et de leurs connexions : les synapses. Notre recherche tente de décrypter ces mécanismes à travers l’étude de souris porteuses de maladies génétiques qui s’expriment par des retards mentaux chez l’Homme. Ces souris, avec leurs troubles de la mémoire et du comportement et leurs malformations cérébrales, vont-elles nous aider à identifier les rouages de cette mécanique complexe indispensable au fonctionnement du cerveau ?

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Saison 2007-2008

  • jeudi 18 octobre 2007, 18 h
    La centrale énergétique de la cellule

Brigitte Meunier
Centre de Génétique Moléculaire
Bât 26, CNRS Gif sur Yvette

Question : quel est le rapport entre l’apparition de maladies neuromusculaires et l’échec thérapeutique d’un médicament anti-paludisme ? Réponse : tous deux sont dus à des altérations de la « centrale énergétique » des cellules (appelée chaîne respiratoire). Cette centrale a la lourde tâche de produire 90% de l’énergie nécessaire à nos cellules. Des défauts dans la machinerie moléculaire qui forme la chaîne respiratoire peuvent engendrer des maladies chez l’homme (maladies mitochondriales). Chez des microbes pathogènes, l’arrêt de la production d’énergie bloque leur prolifération. Ainsi des agents anti-microbiens qui arrêtent spécifiquement ces machines moléculaires ont été développés. Malheureusement certains microbes ont trouvé comment parer l’attaque ! L’étude de ces machines, et des gènes qui codent pour elles, nous révèle comment ils s’y sont pris…

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  • jeudi 15 novembre 2007, 18 h
    Voyage dans le monde des nano-aimants

André Thiaville et Mathieu Cormier
Laboratoire de Physique du Solide
Bât 510, Faculté des sciences, Orsay

Depuis plusieurs décennies, nous sommes habitués à bénéficier des progrès des matériaux magnétiques de petite taille, tout particulièrement dans le domaine des disques durs de nos ordinateurs. Comment arriver à faire plus petit tout en gardant l’aimantation - la qualité première demandée à un aimant ! - alors que des problèmes spécifiques apparaissent à si petite échelle ?
A travers des images obtenues par différents types de microscopes (magnéto-optique, à force magnétique), on présentera les grandes problématiques actuelles de la physique des nano-aimants, qui recèle quelques surprises…

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  • jeudi 24 janvier 2008, 18 h
    La photosynthèse artificielle

Ally Aukauloo
Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay
Bât 420, Faculté des sciences, Orsay

Les chimistes de l’Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay travaillent autour d’un thème de recherche baptisé « photosynthèse artificielle ». Il s’agit de mettre au point un dispositif à l’échelle moléculaire qui pourrait décomposer l’eau en ses éléments constitutifs, l’hydrogène et l’oxygène, en utilisant la lumière comme source d’énergie. Le but final s’inscrit dans la perspective des énergies renouvelables et de la « filière hydrogène » : on pourrait utiliser l’eau et la lumière solaire comme seuls ingrédients pour la production de carburants. Au cours de la visite, vous découvrirez les installations du laboratoire et les différentes pistes explorées par les chercheurs.

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  • jeudi 13 mars 2008, 18h
    Les cellules souches de la rétine

Muriel Perron
Développement et évolution
Bât. 445, Faculté des Sciences, Orsay

Les recherches concernant les cellules souches neurales, et en particulier celles de la rétine, sont très récentes. En effet, jusqu’en 2000, on pensait que ces cellules souches n’existaient pas dans la rétine adulte des mammifères. La recherche sur les cellules souches revêt un enjeu scientifique majeur car leur utilisation dans le cadre de nouvelles thérapies semble ouvrir de belles perspectives. L’équipe utilise la rétine du xénope (une petite grenouille) comme modèle d’étude des cellules souches neurales. La présentation et la visite du laboratoire montreront comment on étudie les gènes qui contrôlent ces cellules souches dans la rétine des têtards.

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  • jeudi 10 avril 2008, 18 h
    Les biominéraux, des matériaux composites naturels aux propriétés surprenantes

Jean-Pierre Cuif
Interactions et Dynamique des Environnements de Surface
Bât 504, Faculté des Sciences, Orsay

Avec comme point de départ les structures calcaires les plus courantes, telles que les coquilles des mollusques ou les polypiers des coraux, cette présentation permettra de parcourir les différentes échelles d’observation et d’analyse de ces biominéraux. Très souvent, leurs propriétés (magnétiques, mécaniques…) dépassent de loin celles de leurs équivalents purement minéraux.
Le cas des biocristaux calcaires est d’une importance particulière car ils sont utilisés comme archives géochimiques : l’étude de leur constitution organo-minérale permet de reconstituer l’évolution climatique de la Terre.

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  • jeudi 15 mai 2008, 18 h
    Donner du sens commun aux ordinateurs

Michèle Sebag
Laboratoire de Recherche en Informatique
Bât 490, Faculté des Sciences, Orsay

Depuis une cinquantaine d’années, l’informatique prend une place croissante dans la prise en charge du COMMENT : elle gère les milliards de détails intervenant dans des tâches complexes de conception ou d’organisation. Cependant, l’être humain reste maître du QUOI : trier, choisir parmi les innombrables possibilités offertes. Ces décisions exigent du Sens Commun, une qualité qui reste essentiellement humaine.
L’exposé parlera d’Intelligence Artificielle et d’Apprentissage Statistique : deux voies différentes pour tenter d’inculquer le sens commun aux machines. Les applications présentées vont du jeu de Go - l’un des meilleurs programmes au monde a été développé dans l’équipe du LRI- à la conception de projets architecturaux et d’oeuvres d’art.

Saison 2006-2007

Ces comptes rendus de ces "jeudis de la recherche" ont été publiés à l’origine sur le site de la Banque des Savoirs de l’Essonne.

  • 19 octobre 2006
    L’imagerie médicale au service du diagnostic personnalisé
    Olivier Laprévote, Institut de Chimie des Substances Naturelles

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  • 9 novembre 2006
    A la découverte des sucres
    David Bonnaffé, Laboratoire de Chimie organique multifonctionnelle

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  • 30 novembre 2006
    L’astrophysique spatiale
    Jean-Claude Vial, Institut d’astrophysique spatiale

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  • 26 janvier 2007
    Menace sur les microbes : les virus bactériens attaquent
    Pascale Boulanger, Institut de Biochimie et Biophysique Moléculaire et Cellulaire

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  • 15 mars 2007
    L’horloge biologique-
    André Klarsfeld, Institut de Neurobiologie Alfred Fessard

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  • 26 avril 2007
    Voir et manipuler les atomes
    Guillaume Baffou, Laboratoire de Photophysique Moléculaire

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Saison 2005-2006

  • 24 novembre 2005
    La biologie de l’embryon

    Sylvie Retaux, Développement, évolution et plasticité du système nerveux
  • 8 décembre 2005
    Les volcans

    François Le Guern, Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement
  • 19 janvier 2006
    La physique des tas de sable

    Frédéric Restagno, Laboratoire de Physique des Solides
  • 16 février 2006
    L’électron enfin domestiqué

    Johann See, Institut d’Electronique Fondamentale
  • 16 mars 2006
    Le zoo des particules élémentaires

    Sébastien Descotes-Genon, Laboratoire de Physique Théorique
  • 27 avril 2006
    L’abeille, une espèce sociale à protéger

    Gérard Arnold, Laboratoire Populations, Génétique, Evolution

Saison 2004-2005

  • 18 novembre 2004
    La crise actuelle de la biodiversité

    Franck Courchamp, Laboratoire Ecologie, systématique et évolution
  • 2 décembre 2004
    Les lasers : des instruments pour jouer avec les molécules

    Séverine Martrenchard, Laboratoire de Photophysique Moléculaire
  • 20 janvier 2005
    Les nouveaux supraconducteurs : des propriétés fascinantes, une physique à réinventer

    Julien Bobroff, Laboratoire de physique des solides
  • 10 février 2005
    Pourquoi les chercheurs passent-ils leur vie à étudier la mouche dans les labos ?

    Dominique Joly,
    Laboratoire Populations, génétique et évolution
  • 17 mars 2005
    Le magnétisme au service d’une nouvelle électronique : la spintronique

    Jean-Marie George, Unité mixte CNRS/Thalès
  • 21 avril 2005
    Opération "tortues de Floride"

    Anne-Caroline Prévot-Julliard et Antoine Cadi, Laboratoire Ecologie, systématique et évolution